Edition mai 2026 - n°140                                                                                                                         Prochaine édition début juin 2026 ?

Le bout du tunnel !

Notre tunnel était en vedette le mois dernier ! 

Après l’exceptionnelle dixième édition du trail "Les Cullomètres" qui a permis aux 500 coureurs de faire un aller-retour dans le souterrain, la semaine d’après, l'opération "de ferme en ferme" a été l'occasion pour des centaines de curieux de découvrir son utilisation comme champignonnière.

Le temps chaud, précoce, nous permet, lui, de voir le bout... de l’hiver.

L’équipe rédactionnelle de Culles initiatives, pour sa part, voit s'approcher la fin de la préparation du Bulletin n°79 en vue de sa publication et qui devrait pouvoir être distribué fin mai.
Ce sera l'occasion de commencer la campagne de réadhésion à notre association, comme nous le faisons depuis... 61 ans.

Patience et longueur de temps !

En vous souhaitant une bonne lecture.

                        Photo Emmanuelle Grataloup                                                                                                                       Serge Maillé


Au sommaire de cette édition n° 140 :

  • Le bout du tunnel
  • Animations à la Maison des Initiatives
  • Succès du 10ème trail "Les Cullomètres"
  • Courses enfants : la relève est assurée
  • Soirée rétrospective du trail
  • Tournoi de foot

 

  • Programme bibliothèque
  • Une belle chasse aux œufs
  • Concert Ennéagone
  • Fête surprise pour Bertrand
  • Balade au crépus'Culles
  • Accueil des nouveaux habitants

 

  • "La terre qui chante"
  • Métiers : Fabrice Bourdon
  • Carnet de voyage : Biélorussie
  • Un Cullois au pays des Soviets
  • Trouvailles de nos greniers
  • Photos du mois

Retrouvez les éditions précédentes en cliquant sur l'onglet " "Editions précédentes"


Activités à la Maison des Initiatives

Tea-Time !
Lundi 11 mai à 
17 h

Club Livres : Samedi 9 mai

Soirée Jeux : Vendredi 8 mai 20h



 Trail "Les Cullomètres" : succès de la 10ème édition !

Pour sa dixième édition, la jauge était une nouvelle fois maximale, attestant l’intérêt suscité par cet évènement devenu emblématique. Les coureurs se répartissaient sur quatre circuits (8 km, 12 km, 17 lm et 27 km) et la météo, particulièrement agréable, présageait une belle course. Les organisateurs avaient promis beaucoup de surprises que les coureurs apprécièrent à leur juste valeur :

- des passages atypiques dans le village et dans quelques propriétés privées

- un aller et retour insolite dans la semi-obscurité déstabilisante du tunnel

- un nouveau petit sentier final, dans le joli sous-bois accidenté de la Vauzelle, où la fougère

est souvent reine

- et toujours un parcours aux paysages variés entre vignes, bois, chaume et rivière, avec la

découverte de Rimont pour les 27 km.

A l’arrivée, les coureurs louaient unanimement le charme et la difficulté du parcours, les encouragements chaleureux des signaleurs, les ravitaillements généreux et l’ambiance festive de l’évènement.

Comme toujours, le trail se doublait d’un éveil athlétique pour les plus jeunes qui furent récompensés par des médailles et des gourmandises.

On ne peut que saluer l’énorme travail fait en amont par les organisateurs qui, depuis novembre, ont arpenté le parcours, outils en main, pour débroussailler, tronçonner, sécuriser…. Coup de chapeau également aux associations solidaires et aux nombreux bénévoles impliqués dans l’aventure.

Une belle manifestation qui souligne, une fois de plus, le dynamisme du village !

Monique Desmartes

Retrouvez le trail en milliers de clichés avec les photos de Jean-Louis Fau https://photos.app.goo.gl/kLVxonvjoSdAwDAGA

celles de Pierre et Andrée Karpoff https://photos.app.goo.gl/ECVe4VgpFsouprGS8

et les photos d'Emmanuelle Grataloup  https://photos.app.goo.gl/f1cXTYRhdErMJis27

 

Vous pouvez rajouter les votre sur cet album : https://photos.app.goo.gl/WGXwMEsFsfuesqYX6

Trail : Courses jeunes, la relève est assurée ! Bravo !

Au départ, il y a eu Véronique et ses enfants : Garance, Cyriak et Lison, abonnés au sport. Pour donner un coup de main, je me suis incrustée dans l’organisation. Très vite, l’idée a germé d’y introduire un groupe d’ados pour gérer les courses des 8/15 ans. Pari gagné sous l’impulsion de Jasmine, Héloïse, Salomé et leurs copains et copines. Depuis, la « compèt » des enfants a pris de la vitalité et les inscriptions se portent bien, et même très bien.

Le stand d’inscription des courses jeunes, très coloré, était particulièrement sympathique et accueillant. Aucun incident à signaler, les muscles étaient en top forme. Et les enfants étaient tous contents des médailles et des cadeaux gourmands. Le passage de témoin a donc été fait dans les règles de l’art, et il ne reste qu’à régler deux ou trois détails pour être à 100%.

Notons que l’équipe de foot de Genouilly fut très présente. Les jeunes joueurs de ballon rond avaient en effet décidé de s’investir pour financer un tournoi en vendant de très bons saucissons made in « Ballon charcuterie ».

Ninette Gressard


Ce sera en mai...


Jeudi 7 mai - Rétrospective du trail

C'est presque "à chaud" que se tiendra la soirée proposée par l'équipe d'organisation du trail à 20h au caveau municipal.

Après le bilan, un diaporama retracera les moments forts de cette dixième édition avant le pot de l'amitié.

Venez nombreux !!!


8 mai 2026 - Tournoi de Foot Culles-Les-Roches

 

Les Minus'Culles organisent un tournoi amical de foot ouvert à tous les Cullois le vendredi 8 mai à 15h

RDV au city (à côté de l'étang) à 14h30 pour la constitution des équipes (Equipes mixtes et de tous les âges).

  • Lots à gagner
  • Petite buvette
  • Barbecue partagé le soir

Infos : [email protected] / 06 07 59 54 49 

                                         (Dessin IA non contractuel ;-)


Bibliothèque des 4 Liserons

  •  samedi 9 mai à 9 h 30: Samedi philo: "L'histoire est-elle une science exacte?

  • du 18 mai au 14 juillet: Exposition Edmond Valette: "Visages de Moldavie"

    Belle exposition de photos sur les pas d'Eléna... D'image en image, c'est un autre siècle qui se dévoile, découvrant l'histoire et le passé d'une humanité figée, et qui nous parle des siècles passés à travers un regard, un geste...


Sur votre agenda...

Vous pouvez déjà noter d'autres rendez-vous proposés par les différentes associations..

 

  • Vendredi 12 juin :  "Molière, l'illustre comédie" à Messey-sur-Grosne
  • Samedi 13 juin :  "Molière, l'illustre comédie" à Charolles
  • Juillet/août : Tournois de pétanque
  • 24-26 juillet : F'estival
  • 22 août : Fête des enfants
  • 13 septembre : 4ème vide-grenier


C'était aussi en avril... et début mai...


Une belle chasse aux œufs

Mercredi 1er avril, à l’occasion de Pâques, les enfants du village ont participé à une chasse aux œufs organisée par Les Minus'Culles dans le jardin devant le caveau.

Après la récolte, les chocolats ont été partagés, puis un goûter convivial a réuni petits et grands.

Des décorations de poissons d’avril ont également apporté une touche ludique à cet agréable moment.

Céline Charrier


24 avril - Concert Ennéagone

Ennéagone, c’est un groupe de neuf chanteurs et chanteuses enthousiastes qui explorent l’univers vocal de la polyphonie, particulièrement celui de la Renaissance. Et c’est sur l’invitation de la Bibliothèque des 4 Liserons qu’ils sont venus partager leur passion au caveau vendredi 24 avril.

C’était un concert joyeux aux difficultés polyphoniques maîtrisées. Il y avait de l’humour, de la complicité, de la mélancolie parfois, dans les interprétations successives et variées. Les chanteurs ont osé des morceaux souvent légers mais dont l’écriture en vieux français atténuait un peu la grivoiserie. Ils se sont amusés d’un chant aux allitérations liées au nom du village, et d’autres ponctués d’onomatopées animalières. Et, au cours du pot convivial final, ce sont des chansons à boire un peu plus connues que le public pouvait fredonner avec eux, en ponctuation de cette très plaisante soirée. MD


Fête surprise pour Bertrand

Dix années de présidence, ça compte ! Et dix années intenses à s’activer, à inventer, à dynamiser cette association, cela méritait bien un coup de chapeau particulier.

Dans le plus grand secret, ou presque, et avec la complicité de Maryse, Serge, le nouveau président, s’est activé à son tour. Il a inventé, il a suggéré et il a porté l’organisation de cette fête du 11 avril. Une quarantaine de personnes, plus particulièrement impliquées, attendait sagement l’arrivée du « héros du jour » au  caveau, pour l’ovation d’ouverture des festivités et des surprises….

Et des surprises, il y en eut tout au long du repas : des parodies de chansons, une rétrospective généalogique un peu loufoque puis un délirant jeu vidéo qui conduisit Bertrand à la récompense ultime, ce « cobra* d’or argenté » né sous les doigts talentueux de Jacques Roger et Jacky Lethimonnier.

 

Du rire, de l’émotion, beaucoup de complicité et d’amitié furent le leitmotiv de cette journée fort sympathique ponctuant une active décennie de présidence qui méritait bien des remerciements unanimes. MD

 

Pour ceux qui n'ont pas la référence, ce "Cobra" fait allusion à l'une des casquettes de Bertrand qui a créé "Cobrasoft" l'une des première sociétés de jeux vidéo en France et continue d'animer le CNJV (Conservatoire national du jeu vidéo).

Bertrand entouré de la troupe qui avait interprété les saynètes du spectacle


Jeudi 30 avril - Balade au crépus-Culles

La soirée était douce et le ciel à peine moutonné par quelques nuages. Nous étions 18 au rendez-vous cette petite balade au Crépus-Culles ponctuant le mois d’avril. Et il y avait même des enfants.

La montée est tranquille vers le plateau de la Roche. La lune, presqu’à son apogée, commence son ascension mais il fait encore grand jour. Le gazouillis des oiseaux nous accompagne et doucement on entre dans la pénombre. Et quand nous arrivons au bout de la Roche, au sommet des vignes, il fait presque nuit. Les lumières à l’horizon désignent les villages lointains. Une petite descente entre les vignes nous conduit au bord de la falaise, en surplomb du village. L’éclairage public est encore allumé et les taches de lumière générées invitent les regards à suivre la rue, à repérer les maisons, à imaginer la vie…Le retour se fait par le rocher d’escalade. Un camping-car va y passer la nuit. Un peu plus loin, Gringot est tout étonné d’une si nombreuse irruption dans sa nuit. Puis doucement le petit groupe redescend vers le haut du village et la Mdi où un petit réconfort gourmand nous attend.

C'était une bien agréable soirée ! MD


1er mai 2026 : Bienvenue aux nouveaux habitants !

Une fois de plus, le 1er mai a rassemblé une belle partie des habitants autour des nouveaux arrivés au village, et de la municipalité organisatrice de leur accueil. Et comme chaque année, il y avait toujours des nouveaux à accueillir. Les tout petits, Léo Portaboeuf et Sofia Duce, étaient absents mais tout de même cités.

Dans le bas du village, Anne Desplaces est locataire de la maison achetée par Ismaël et Ava (repartis en Belgique) , chemin de le Mouille. Quant à Antoine Poteau et Justine Granger, ils sont devenus propriétaires de la maison d’enfance d’Antoine, route de la Forêt.

Dans le haut du village, Emile Mansuy et Cholé ont acheté et rénovent la maison Bochot dans laquelle ils s’installeront bientôt, chemin de la Roche.

Nouvelle habitante elle aussi, Muriel Boche, qui loue la maison Watson route de la forêt, aurait bien aimé participer à cette rencontre mais est actuellement en voyage.

 

A l’issue de cette présentation, Michel Duchamp mit ensuite à l’honneur les quatre nouvelles entreprises de la commune : Jérôme Vernanchet pour la maçonnerie, Antoine Poteau pour les travaux publics, Loïc Portaboeuf pour les aménagements paysagers et Fabrice Bourdon, exploitant de la champignonnière.

Ce fut ensuite la présentation du Conseil municipal nouvellement élu, avec les missions particulières de chacune et chacun. Puis, selon la tradition, les associations de la commune s’exprimèrent aussi, faisant un rapide tour d’horizon du programme annuel de leurs activités.

Et c’est autour de la grande table du buffet apéritif, un verre à la main, que chacun put alors échanger amicalement avec les uns et les autres.

Il y avait du soleil à l’extérieur, de la convivialité et beaucoup de douceur à l’intérieur… Seul le muguet faisait grise mine tant il avait pris de l’avance au cours d’un avril doux et ensoleillé. MD


"La terre qui chante"

Régulièrement, les nouveaux habitants qui participent à cette rencontre traditionnelle du 1er mai expriment comment ils trouvent quelque chose d'inhabituel dans notre village. Cela nous a rappelé un ancien et très joli édito publié par Bernard Veaux dans le numéro 11 du bulletin , en 1969.

Il était titré "La terre qui chante" et nous le reproduisons ci-dessous.

Bernard mentionne qu'il est important de "chercher à conserver quelque chose de beau, même si ce n'est pas utile, pas rentable ".

C'est peut-être ce qu'ont su faire les habitants du village tout au long des années pour qu'il reste aussi attractif.

« La terre qui chante ! »

Un beau jour d’été, « sur la Roche ».

Au loin quelques bruits étouffés : un chien qui aboie ; dans « les Bouzu » quelqu’un doit être en train d’enfoncer des piquets ; « hue ! dia ! arrière ! un pas ! », c’est le Père Francis qui travaille dans sa vigne, avec son vieux Marquis…

Le serpolet, le « petit chêne », le buis, la pierre chaude embaument toute la « chaume ». Des centaines de grillons et quelques cigales entretiennent discrètement, mais avec constance, leur chant aigu. Une alouette monte au ciel. Et là, tout près, l’on entend brouter les chèvres qui tondent l’herbe rase.

La petite fille qui garde le troupeau avec sa mère a fait silence… Ne rêve-t-elle pas ?... Comme c’est étrange !... Mais oui, c’est bien cela. Et pourtant maman est là en train de tricoter et de remuer sans cesse ses pensées : que va-t-elle bien pouvoir faire à manger ce soir ? Tiens, elle a oublié de mettre son fromage en « fochalles »… et pourtant elle avait bien dit qu’elle le ferait avant de partir ! Et puis, pourvu que le marchand de « cabris » lui paie encore un bon prix…

Comment se fait-il qu’elle puisse ainsi être soucieuse et affairée alors qu’une si belle chose est là qui devrait retenir toute l’attention ? La petite fille a l’oreille pleine de tous ces bruits à la fois familiers et mystérieux. « Ecoute Maman, écoute…

                                         … la terre qui chante !... »

Rendement, confort, distraction préfabriquée, marquent notre civilisation moderne. Ils peuvent être comme les langues de la fable d'Esope, trois bonnes ou trois mauvaises choses suivant l’emploi qu’on en fait. Leurs avantages sont assez visibles puisque chacun se lance à leur recherche sans se faire prier. Certes, l’abondance des biens et la multiplicité des produits du sol ou du travail, la domestication des forces de la nature et la douceur de vivre qu’elle provoque, les mélodies portées par les ondes et le spectacle du monde entrant dans chaque maison, voilà aussi comment chante la terre aujourd’hui. Mais que de fausses notes encore dans le concert ! La chanson ne serait-elle pas plus belle avec plus de calme, de sobriété et de loisir créateur ? La vie rurale s’est moins laissé envahir que la ville par ces sons discordants, mais ne montent-ils pas peu à peu à l’assaut ?

Dans un article récent d’un journal parisien, un architecte, grand Prix de Rome, constatait amèrement la dégradation du village : la même lèpre commence à le ronger. Le rendement à tout prix, la quête de la facilité et la disparition du loisir créateur en sont bien sûr responsables pour une large part. Qu’on en juge par ces quelques exemples relevés dans cet article de presse.

« … les arbres centenaires ont été abattus pour élargir la route, les platanes ont été remplacés par une forêt de poteaux et de panneaux de signalisation ; un horrible arrêt d’autocar en planches de béton, « style moderne » est flanqué de bancs bariolés de couleurs vulgaires… Tout le village a l’eau courante, des éviers, des douches et le reste ; mais il y a des difficultés à financer les égouts : il y a des crédits pour l’eau propre, mais pas pour l’eau sale. Résultat : tout ce qui n’a pas été bu est rejeté dans le caniveau de la rue. Celui-ci se termine dans un fossé où se retrouve le trop-plein des eaux des fosses qui cheminent entre les jardins. Le tout se jette dans ce qui, autrefois, était un charmant ruisseau, transformé en égout à ciel ouvert… Ces dernières années ont vu aussi proliférer des pavillons de style « banlieue parisienne » ; les piles du portail en appareil rustique, coiffées d’ornements divers, interrompent les barrières de béton moulé ; le porche, au-dessus de trois marches, est surmonté d’une marquise en plastique ondulé, flanqué de lanternes bizarres et de fenêtres aux volets de couleur criarde… »

Ce qui chante aux oreilles des visiteurs et de tous ceux qui aiment nos villages, quand ils prennent quelques instants pour s’arrêter et écouter, ce n’est pas cela !

Il ne s’agit pas de se complaire uniquement dans le passé : si l’histoire est pleine d’harmonies qui nous parviennent à travers les plus humbles vestiges rencontrés dans la vie quotidienne, il faut que nous soyons attentifs aux thèmes « musicaux » qui ne cessent de se déployer aujourd’hui et de courir avec les jours qui passent.

Que faire pour que, demain encore, le cri et les blessures de notre terroir ne soient pas plus forts que son parfum ?

Peut-être chercher à conserver ou à créer quelque chose de beau, même si ce n’est pas utile, pas rentable, même si c’est une petite chose. Veiller à ne pas introduire un élément qui soit beau par lui-même mais qui détonerait par rapport au cadre où il viendrait s’insérer… Semer quelques fleurs… Savoir écouter, apprécier ce qui, à notre insu, contribue profondément à nous donner la joie de vivre : une joie gratuite… celle de la petite fille qui, sur la Roche, au milieu des buis et du serpolet, demande un instant d’attention : « Ecoute ! … la terre qui chante ! »

Bernard Veaux - Editorial du bulletin n° 11 - Avril 1969


Métiers...

Nous avons le plaisir de poursuivre dans cette édition, une rubrique économique. Rassurez vous, il ne s'agit pas de vous initier à l'optimisation fiscale !

Des jeunes ont récemment créé leur entreprise ou repris une activité existante et il nous a semblé utile de mettre un coup de projecteur sur leurs activités respectives tout en montrant combien Culles-les-Roches est un village dynamique !

Après Loïc Portabœuf puis Jérôme Vernanchet, Ninette Gressard nous présente l'exploitant de la champignonnière du tunnel.

Fabrice Bourdon : champignons made in Culles-les-Roches

Formidable succès pour l’opération « Ferme en ferme en Saône et Loire » avec une performance incontestable pour la champignonnière de Culles-les-Roches. Fabrice Bourdon a élu domicile dans l’ex tunnel SNCF, champignons et endives sous le bras. «  Les conditions y sont optimum pour faire pousser ces végétaux : température, taux d’humidité, obscurité » précise Fabrice en souriant, encore tout étonné du nombre de visiteurs.

Il faut dire que l’organisation était au top : fléchage, accueil au parking, information sur le quart d’heure de marche sur un chemin bucolique pour atteindre le site de culture, panneaux pédagogiques expliquant la myciculture, le tout animé par une équipe de bénévoles très sympathiques.

Champibresse (c’est le nom de l’entreprise) propose des champignons de Paris, des shiitakés, des pleurotes grises et jaunes, et des endives, au fond du tunnel, dans le noir. Les mardis, il est sur le marché de Saint Gengoux le National.

Pour mettre en valeur la mémoire des lieux, Culles Initiatives avait également mis à disposition son exposition photo évoquant le creusement du tunnel et l’histoire de la gare. Les visiteurs ont apprécié ces explications sur la création de ce lieu insolite. Avant cette opération, Champibresse avait déjà créé l’évènement en ouvrant le tunnel, éclairé aux bougies, pour les Cullomètres… un passage étonnant pour les 500 participants.

Tout au long du week-end, Fabrice a donc joué le guide avec plaisir pour des visites groupées commentées. Et n’oubliez pas que le champignon se cuisine simplement : un peu de beurre, un peu d’ail et de persil, et sauté à la poêle. Les gourmets peuvent enrichir la recette avec de la crème. En sucré, en salé, Champibresse a plein d’autres idées culinaires pour mettre du pep’s dans vos assiettes. Dans le tunnel, pas de produits dopants… mais des produits clean, labellisés AB (Agriculture Biologique).

Le mois prochain, visite dans le monde des travaux publics avec Antoine Poteau. 


"Carnets de voyage"

Traditionnellement, lors des festivités estivales, nous programmions régulièrement des "carnets de voyage". Ces projections en plein air étaient l'occasion pour des habitants du village ou des voisins de partager l'expérience d'un voyage, la découverte d'un pays.

Nous sommes ainsi partis sur les routes du monde en tandem avec Emmanuelle et Alexis Grataloup, en Laponie puis à Lanzarote avec Maryse et Bertrand, à la rencontre des vignerons géorgiens avec Marie-Claude et Claude Jouve, au pays des arbres avec Gérard Ferrière... et Bernard Veaux a souvent partagé les diapositives qu'il a rapportées de ses nombreux voyages.

Dans cette édition, dans l'esprit de nos "carnets de voyage", nous publions, en plusieurs épisodes, le récit d'un voyage que Bernard a fait en Union soviétique bien avant la chute du mur.

Si vous aussi vous avez un témoignage intéressant à partager, nos colonnes vous sont ouvertes !

4. Escapade en Biélorussie

Après quelques jours à Moscou, nous allons découvrir un peu la Biélorussie. Nous partons en train pour Minsk, la capitale de ce qui n’est alors que l’une des républiques d’URSS. Pendant des heures, nous roulons parmi des paysages enneigés avec d'immenses et interminables forêts de bouleaux (dire que Napoléon est passé par là avec ses troupes pour aller à Moscou… et en revenir dans sa célèbre retraite de Russie !)

Dans le train j'entame, autant que faire se peut, une petite conversation avec un jeune voyageur qui se dit étudiant afghan à Moscou. Il me laisse en souvenir quelques pin’s de son pays.  Il s'appelait Massoud. Quelques années plus tard, je me suis pris à imaginer que peut-être ce Massoud était le célèbre « Lion du Panshir », engagé quelques années plus tard dans la guerre d'Afghanistan, et qui fut assassiné dans un guet-apens. Beaucoup d'Afghans en effet ont fait des études en URSS à l'époque soviétique…  et pourquoi ne se serait-il pas trouvé dans le même train que moi en train de filer vers Minsk !

Minsk était au programme parce que le Père Calimé, notre guide, connaissait personnellement le métropolite Philarète, et nous avait prévu une entrevue avec lui.

La ville n'avait pas le cachet d'une ville ancienne, mais au contraire les bâtiments en béton étaient vraiment de style soviétique, avec ça et là de grandes statues ou groupes de personnages en bronze évoquant la gloire du régime, ou la valeur des travailleurs. Tout cela avec d'immenses panneaux publicitaires de type politique : grands portraits de Lénine, Marx, Engels…

C'est à Minsk que nous avons participé à la vigile Pascale. La cathédrale orthodoxe de Minsk est petite, mais il y avait foule…  une foule en mouvement ! D'abord parce que les fidèles sont sans cesse en train d'allumer des bougies et de circuler (il n'y a aucun banc pour s'asseoir) pendant que les magnifiques chœurs orthodoxes s'en donnent à cœur joie. Et deuxièmement ça bouge parce que la célébration dure au moins 3 heures, et il faut bien s'aérer un peu de temps en temps… et laisser entrer d'autres personnes qui, autrement, resteraient dehors !

La célébration se termine par le souhait solennel « Christos voskriessié » ( le Christ est ressuscité)…  à quoi tout le monde répond « Voïstino voskriessié », ce qui veut dire « il est vraiment ressuscité ». Tout à la joie pascale, chacun salue son voisin par ces mots, et nous nous laissons emporter à notre tour, même si notre prononciation du russe a un aspect quelque peu provincial ! Cela continue à la sortie de la cathédrale, dans le jardin qui l'entoure et où se trouve encore la foule… mais voilà que mes souhaits « Christos voskriessié », peu à peu, ne reçoivent plus de réponse ! Je m’arrête alors et m’aperçois que, de chaque côté du flot de fidèles en train de sortir, plusieurs hommes sont là, immobiles, avec un brassard rouge ! Eux ne répondent pas, et sont tout occupés à surveiller ceux qui se permettent d'aller à l'église : les vieilles babouchkas, pas de problème ! … mais les autres ?

 

Ceci n'empêche pas le clergé local, métropolite en tête, de nous entraîner un peu plus loin vers les salles de réception où nous sommes conviés : tables garnies gigantesques,  et vodka à gogo ! Soyons raisonnables quand même… et allons nous coucher un peu car la nuit est déjà très très avancée !

 

NB  S’il est question de trouver une date commune de Pâques pour les catholiques et les orthodoxes, moi, je suis finalement bien heureux d'avoir pu célébrer Pâques deux fois, d'abord à Chalon… puis à Minsk !

(à suivre)

 

 

La Biélorussie dispose de peu de monuments célèbres, mais le folklore est encore bien vivant, avec des costumes multicolores, et un artisanat s'est développé avec les maigres ressources locales, comme le lin et la paille de maïs (voir les petits sujets présentés ci contre).


Photo du mois

A presque chaque publication de nos éditions « vivre à Culles les roches » nous avons pu admirer les photos d’Andrée Karpoff, qui nous a régalés de son talent depuis de nombreuses années. Exceptionnelle de délicatesse, mais aussi de bienveillance, elle souhaite aujourd’hui laisser plus de place à Emmanuelle Grataloup qui se lance avec passion dans l’activité de photographe. Bien sûr, nous continuerons à publier des photos d’Andrée et Pierre, mais la succession se fera en douceur, dans la continuité.

Merci encore à Andrée et Pierre.

 

Pour cette édition d'avril, c'est l'une des photos prises par Emmanuelle Grataloup lors du trail qui nous a paru incontournable !